1981

Attentat contre Anouar el-Sadate

Election présidentielle. Il l'a voulait ! Il a fini par l'avoir !

Le début des vaches maigres
Pour moi le début des vaches maigres
Attentat contre Anouar el-Sadate

il a fini par l’avoir !
Marguerite Yourcenar entre à l’Académie.
Chine : quelques petits problèmes !
Espagne, le colonel Tejero tente un coup d’État
Les casseroles de la droite
Les diamants de Bokassa


1981
Les années noires allaient commencer pour moi. Que se passe-t-il dans la tête des français en 1981 ? Le 10 mai le caméléon est élu Président de la République et on aurait dit que le français moyen était pris de paralysie. Angoissant ! Six mois sans faire un seul devis ! Heureusement, nous avons un peu de travail d’avance, mais je vois venir la fin avec une inquiétude grandissante. 60% des entreprises artisanales du bâtiment vont disparaître, balayées par manque de travail. A l'inverse, le gouvernement du caméléon allait encore embaucher 160 000 fonctionnaires supplémentaires, au nom de "la solidarité nationale". Des fonctionnaires qui allaient encore alourdir la galère, dans laquelle nous, les travailleurs, ramions au fond de la cale ! Pourtant, il faut s’adapter pour survivre. Je me lance donc dans les soumissions concernant surtout les travaux pour des collectivités : Communes, Départements. Le petit artisan n’est pas habitué à ce mode de travail. Le nombre de paperasses exigées découragent la plupart. Le tout en sept exemplaires. Le moindre retard dans des cotisations et le certificat que la caisse concernée délivre, vous est refusé. Si par malheur vous n'êtes pas à jour de cotisations, votre proposition de prix est systèmatiquement rejetée sans même l’ouvrir. Il y a aussi le certificat de qualification (OPQCB): Vous payez et vous étes qualifié, vous ne payez pas et vous ne l'êtes pas. L'arnaque légalisé ! Et quand, dans les appels d'offres, vous êtes le moins disant et que le chantier vous est attribué, vous ne savez pas si rire ou pleurer car si vous êtes le moins cher, c'est soit que vous avez fait une erreur, soit que les autres concurrents ont refusé de travailler à de tels prix.
Par comble de malheur, allaient apparaître sur le marché les plaques de plâtre cartonnées. Les cloisons sèches allaient petit à petit remplacer le plâtre. Les architectes vont sauter dans le piège à pieds-joints et voilà comment un métier d’art va disparaître en quelques années.
Là aussi il faut s'adapter.

Egypte
Anouar el-Sadate (25 décembre 1918 - 6 octobre 1981) Il ne fait pas bon d’être président ! Le 6 octobre, alors qu’il présidait un défilé militaire, trois soldats font semblant de tomber en panne en face de la tribune présidentielle, descendent du camion et tirent sur le président et les officiels. Anouar el Sadate est tué. Pourquoi cet attentat suicide ? On lui reproche en premier lieu le rapprochement de l’Égypte-Israël, mais aussi d’avoir signé seul les accords de Camp David sans tenir compte des autres nations arabes. Circonstances aggravantes, en septembre, il s’était lancé dans une violente répression contre ceux qu’il appelait des activistes : communistes, nasséristes, féministes, islamistes, mais aussi des intellectuels, des professeurs d'université, des journalistes et des groupes d'étudiants. Presque 1600 personnes furent arrêtées et jetées en prison. Il avait donc accumulé les fautes et déjà, avant cela, la crise économique lui avait enlevé le soutien d’une grande partie de la population.

France
Ça y est, il voulait la place, après de nombreux échecs, il a fini par l’avoir. Il a été élu Président de la République ! Il a battu Valéry Giscard d’Estaing par 51.75 % des voix. Il faut dire, en y réfléchissant, qu’on ne sait pas si c’est lui qui a gagné, ou si c’est Giscard qui a perdu. C’est qu’il les cumule, Giscard ! Le chômage a augmenté, mais aussi les prélèvements sociaux de façon vertigineuse; sa politique européenne est critiquée à droite comme à gauche et sa politique étrangère est considérée comme trop favorable aux arabes. Puis il y a « les affaires » : les diamants de Bokassa, l’affaire Boulin, son fameux emprunt Giscard indexé sur l’or, les avions renifleurs, son antagonisme avec son ex-Premier ministre et j’oublie certainement les meilleures, ont fait que le caméléon finisse par lui piquer sa place. Quelqu’un a dit qu’on a les gouvernants que l’on mérite et ça doit être vrai !

De Bousquet à.......
Georges Marchais Pas de problèmes : Il n'y a que les imbéciles qui ne change pas d'avis !!

De l'extrême-droite à la gauche, du blanc au rouge? J’en doute ! Une seule chose compte : réussir ! Pour y arriver tous les chemins sont bons. Il y a trop de monde à droite ? Eh bien il ira à gauche ! L'idéologie des uns a fait 20 millions de morts, celles des autres 100 millions, mais il s'en moque du moment qu'il y arrive ! Alors il fait alliance avec tous ceux qui peuvent l'aider à battre Giscard, verts, jaunes, rouges ou plus que rouges, qu'importe ! Il a fallu caresser les électeurs dans le sens du poil. Toutes les catégories sociales, les tranches d'âge etc. ont eu des promesses, 110 au total qu'on a eu, le tout géré par des professionnels du marketing politique. Les législatives amplifient encore le mouvement. La France est devenue socialiste et la droite a disparu. Mais surtout, surtout ça y est : Il est Président !
Maintenant, il va falloir tenir les promesses, surtout celle de réduire le chômage, on compte pour ça sur les "forces vives" de la nation, mais surtout il faut casser ce que les autres on fait. Pierre Maurois est nommé Premier ministre et comme les communistes ont joué le jeu, on en nomme quatre comme ministres. Dans l'été les réformes se poursuivent à un rythme effréné : Abolition de la peine de mort, large amnistie, régularisation des clandestins, suppression de la cour de sureté, de la loi anticasseurs, augmentation des prestations sociales, augmentation du Smic, réduction du temps de travail, cinquième semaine de congés payés, abaissement de l'âge de la retraite à 60 ans, nationalisations, impôt sur la fortune etc. Mais aussi large chasse aux sorcières, changement de hauts fonctionnaires aux postes clés, valse de préfets. Il ne faisait pas bon être de droite -ou considéré comme tel- et être fonctionnaire. J'en connais plusieurs qui se trouvèrent, soit au placard, soit en "retraite" anticipée
Mais malgré les embauches de fonctionnaires en surnombre et les mesures démagogiques, le chômage continue d'augmenter et le cap de deux millions de chômeurs est franchi à l'automne. Le gouvernement socialiste s'est trompé sur les "forces vives" sur lesquelles il comptait pour sauver la France. Les forces vives, à mon humble avis, c'est aussi et surtout ceux qui ont l'esprit d'entreprendre, car l'ouvrier travaille, bien sur, mais il fait ses 39 heures et il rentre chez lui. L'augmentation des charges sociales, le surcout causé par l'abaissement du temps de travail, le découragement, l'inquiétude de la population provoquée par cette série de mesures, paralyse le pays. 60 % des entreprises artisanales du bâtiment disparaissent, les autres vivoteront pendant des années. Là étaient les forces vives et elles ont été étouffées.
A la fin de l'année Jacques Delors, ministre de l'Economie, crie au casse-cou et les réformes marquent une pause.

Pendant un moment Coluche annonce sa « candidature » à la présidence de la République. Sans doute une boutade ! Mais les sondages lui donnent un fort pourcentage d’intention de votes et certains candidats s’inquiètent. Il se prend au jeu ! Le caméléon pense qu'il est en train de marcher sur ses plates-bandes et fait tout pour l'en empêcher.

Une femme à l'Académie Française
Marguerite de Crayencour, connue comme écrivain sous le nom de Marguerite Yourcenar, entre à l’Académie Française. Elle est la première femme à entrer dans cette institution fondée en 1634. Elle avait pris la nationalité américaine et a repris sa nationalité française pour présenter sa candidature. Son ouvrage le plus lu est Les mémoires d’Hadrien.

Chine
Deng Xiaoping succède à Mao en Chine. Après avoir fait condamner sa veuve Chiang Ching à mort, mais commué cette peine en prison à perpétuité, il ouvre certains secteurs économiques aux investissements étrangers. C’est une première ouverture au monde non communiste.

Espagne
En Espagne, le colonel Tejero tente un coup d’État, mais il est « lâché » par ses paires. Seul le Capitaine-général de la région de Valence, le suit partiellement en proclamant l’état d’urgence. Aux Cortès les 200 gardes civils ont pris les parlementaires en otages. La scène retransmise à la télévision glace le sang des espagnols. Le spectre de la guerre civil resurgit. Le roi Juan Carlos intervient et l’armée collabore pour arrêter l’armée ! Tout rentre dans l’ordre et Leopoldo Calvo Sotelo devient Premier ministre à la suite de la démission d’Adolfo Suarez. La presse internationale attribue cette réussite à Juan Carlos. Pour ma part, je pense qu’il a eu beaucoup de chance que ’armée n’est pas suivit le mouvement.

Les diamants de Bokassa
Pour une fois il est très probable qu'un homme politique ait subi une "affaire" montée en épingle uniquement dans le but de le discréditer. L'"affaire" est lancée par le Canard enchaîné (le 10 octobre 1979) dont les sympathies politiques ne sont pas à démontrer, puis relayée par le Monde duquel on peut dire exactement la même chose, alors que Giscard d'Estaing était ministre des Finances. Giscard aurait reçu des cadeaux du Président de la République Centrafricaine dans les années 1970.
Giscard a connu Bokassa aux obsèques du Général de Gaulle, puis l'a rencontré à plusieurs reprises a l'occasion de voyages en Centrafrique, invité par Henry de la Tour d'Auvergne, un cousin de sa femme, amateur de chasse comme lui. Malgré qu'il s'agisse de voyages privés, il est membre du gouvernement et rencontre Jean Bedel Bokassa avant de reprendre l'avion pour Paris.
En 1973, Georges Pompidou demande à son ministre des Finances Giscard de faire une visite de courtoisie du gouvernement de la France au chef d'Etat Centrafricain. C'est la troisième fois qu'ils se rencontrent au palais présidentiel. A l'issue de cette visite, Bokassa lui remet quelques petits cadeaux et une plaquette de diamants qui ne sont que des échantillons de l'école de taille de Bangui. Ce cadeau est réservé aux hôtes de marque et Henri Kissinger, par exemple, aurait reçu le même. Giscard affirmera que la valeur de ces diamants avait été estimée entre 4 000 et 7 000 francs. Cette estimation sera confirmée par l'ancien administrateur national du diamant, F.L. Copperman, lequel dira que les plaquettes de diamants que Bokassa offrait à ses invités de marque, ne dépassait jamais les 10 000 dollars US. Le super cadeau aurait ensuite été rangé dans un tiroir du ministère des Finances
Président de la République, Giscard rencontre encore Bokassa dans son "château" de Maray. Je pense qu'il n'était pas venu spécialement pour lui, mais d'abord pour une journée de chasse avec son cousin D'Ornano. J'ai vu plusieurs fois l'hélicoptère passer au dessus de chez nous pour aller à Bouges le Château. A la fin des entretiens, Jean Bedel avait l'habitude de faire des cadeaux rappelant la Centrafrique aux invités, peut-être avec l'espoir de s'attirer leurs bonnes grâces. Cette fois c'est un panneau décoratif en ivoire et des plaquettes de diamants. En 1975, nouvelle rencontre, nouvelle échange de cadeaux. Trois carrés de compositions en brillants aux côtés de défenses d'éléphants seront offerts par Bokassa.
Le général de Gaulle l'avait qualifié de "soudard". J'imagine que Giscard "d'Estaing" devait le regarder de haut et même de très haut. Leurs relations, certains les qualifient de "cordiales", mais un chef d'État ne peut traiter un autre chef d'État avec mépris et Bokassa, que l'on veuille ou pas, était le Président de la République Centrafricaine. Toutefois, après le refus de Giscard de se rendre à son couronnement comme empereur, les rapports entre les deux pays s'étaient passablement détériorés. S'ajoutera la déclaration du président français à la suite de la création d'une commission d'enquête cherchant la responsabilité de Bokassa dans la répression de manifestations : -Si sa culpabilité dans les exactions commises est démontrée, le président Bokassa devra quitter le pouvoir-.
Au cours du mois d'août, le rapport de la-dite commission conclut à la quasi certitude de la culpabilité du président centrafricain dans le massacre d'une centaine d'enfants. La France cesse immédiatement l'aide qu'elle apportait à ce pays, mais elle va encore plus loin et dans le mois de septembre, elle lance "l'opération Barracuda". Cette opération a pour but de remettre en place David Dacko, le cousin qui avait été chassé par Jean Bedel Bokassa en 1965. On voit, et on le verra encore, (Certains avions tansportant des chefs d'Etats africains s'écraseront au sol, tuant les occupants) que la France fait et défait les gouvernements en Afrique et on se demande de quel droit ! Bokassa est exilé par les parachutistes français et, du pays qui l'a accueilli, commence à accuser la France de l'avoir trahi.
Le 10 octobre, le "Canard enchaîné" publie une copie d'une commande de Bokassa au Comptoir National du Diamant. C'est la comande qu'il aurait offert à Giscard en 1973 alors qu'il était ministre des Finances. Le journal évalue –une évaluation qui lui est propre- à un million de francs. Le journal le Monde reprend l"information" l'après midi même sous le titre : la vérité et l'honneur. Giscard, le grand Giscard d'Estaing, offusqué par ces mesquineries, répond par le mépris. C'est-à-dire par le plus grand silence. Il a tort ! Tout juste une dépêche de l'Élysée précise que l'échange de cadeaux, qui ont un caractère protocolaire et traditionnel, n'ont, en aucun cas, la valeur mentionnée par certains organes de presse. L'opposition et sa presse disent que cette réponse est ambigüe et se lancent dans des attaques. Pensez ! les élections approchent, il faut terrasser l'ennemi. Peu importe si les armes sentent le pourri !!
L'ancien ambassadeur de France à Bangui précise pourtant, dans les colonnes du Monde, qu'il a vu de nombreuses personnalités officielles recevoir des cadeaux similaires de la part de Bokassa. Une contre enquête publiée par le Point conteste la valeur supposée des diamants, mais plus rien ne peut arrêter la boue. Quand Giscard veut répondre il est trop tard.
A la télévision il dit : " Avant que mon mandat ne s'achève, tous les cadeaux que j'ai reçus, et dont la liste sera conservée, auront été utilisés à l'une ou l'autre de ces fonctions, c'est-à-dire œuvres de bienfaisance ou musées. Je ne vous cache pas qu'il est assez désobligeant pour moi de répondre à des questions de cette nature. Je peux vous dire que déjà, ces dernières années, de nombreux cadeaux ont été envoyés à des œuvres de bienfaisance, qui le savent et qui, d'ailleurs, m'en envoient par écrit le témoignage, ou à des musées, où ils sont, à l'heure actuelle, présentés. Enfin, à la question que vous m'avez posée sur la valeur de ce que j'aurais reçu comme ministre des finances, j'oppose un démenti catégorique et, j'ajoute, méprisant".
C'est bien ça du Giscard. Mais on ne traite plus, a notre époque, avec du mépris quand on veut être réélu. Je pense que finalement tout le monde a finit par être convaincu que les diamants n'avaient la valeur qu'on avait bien voulu faire croire. Ces diamants qui venaient des tailleries de Bangui, ne pouvait servir qu'à la décoration en bijouterie, mais les attaques continueront.
Jacques Fauvet, directeur du Monde par exemple, aura un comportement des plus discutable envers Giscard, quand après avoir été reçu amicalement à l'Elysée le soir publiera l'article la "vérité et l'honneur" le lendemain.
Une enquête de la DST conclura que les notes "signées" par Bokassa et qui avaient servit au Canard Enchaîné pour lancer ses accusations avaient été falsifiées par un journaliste appelé Roger Delpey. Celui-ci, qui rédigeait la biographie de l'ex-empereur, fut arrêté avec une poignée de feuillets blancs sur lesquels figurait la signature de Bokassa. Delpey fera de la prison, mais le commun des mortels comme moi n'entendra jamais parler de lui. Beaucoup plus tard, Pierre Péan écrira que la note avait été fournie au Canard par Maurice Espinasse, directeur de l'Ecole Nationale d'Administration à Bangui et conseiller de Bokassa. Qu'importe ! la deuxième "affaire des diamants" fut bien montée par Delpey.
Jean Bedel Bokassa interrogé par le Canard Enchaîné confirmera sa version des faits, mais il avait beaucoup de raisons d'en vouloir à Giscard, Jean Bedel! Il était aigri et bien décidé à se venger. Finalement, l'ensemble des diamants de Bokassa offert à Giscard sera vendu pour la somme de 111 547 francs en 1981. Le "Canard enchaîné" ne contestera jamais l'expertise fixant ce montant, alors qu'il l'avait "évalué" dans ses colonnes à un million de francs !
Tonton se servira de cette "affaire" dans sa campagne pour discréditer son adversaire. Alors qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat ! Les deux auront des casseroles bien plus grosses que celle-là!!!

Une anecdote à raconter! Une des propriété de Bokassa, un hôtel-restaurant était située à quelques km de chez moi. Après la chute provoquée de l'empereur, notre cher ami Bernard (Tapie pour les non-intimes) voulut l'acheter pour un franc symbolique. Je ne sais pour quelle raison il n'y arriva pas. L'hotel fut petit à petit saccagé par des vandales !

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Le TGV prend de plus en plus de place dans le transport ferroviaire.
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Personnel et sans importance
L’évolution des mentalités fait que l’exploitation de l’homme par l’homme est unanimement rejetée par notre société. Imaginez un peu, un patron venir proposer du travail à un groupe d’ouvriers attendant que l’on vienne les embaucher. Il demande a tous pour combien il veulent travailler et après avoir écarté tous les autres, il prend le moins cher. Ce méchant patron exploiteur se ferait lyncher sur place par les autres. Et pourtant c’est ce qui se passe avec nous, artisans. Et dites-moi, qui d’entre vous n’a pas fait faire plusieurs devis et engagé le moins cher ? Qui ? Allez-y dites-moi ! Et vous n’avez nullement l’impression d’exploiter votre prochain ? Et pourtant c’est ce qui se passe avec nous, artisans ! Car, si avec un commerçant, vous pensez qu’il peut jouer sur ses marges, nous c’est sur notre travail que vous gagnez de l’argent. Donc vous n’êtes qu’un exploiteur comme ces patrons indignes que vous critiquez tant. Vous gagnez de l’argent sur la sueur de notre front !